Parfois je me dis que j'aurai bien aimé vivre dans les années 60-70. woodstock, "il est interdit d'interdire", mai 68, les beattles et j'en passe.Bref tout ce délire quoi...Mais bon on choisit pas son époque, hein?..C'est fou parce que quoi qu'on ai on est jamais assez content de l'avoir. On espère toujours plus. Toujours mieux.Enfin jsuis pas là pour me plaindre. D'ailleur parait que y a encore des enfants qui meurt de faim au Soudan.Mais y aura toujours quelqu'un pour mourir de faim quelque part dans le monde et un autre pour se faire des couilles en or sur son dos.C'est injuste, hein?Je dirais même que c'est cruel.Mais que voulait vous y faire?Nous ne sommes plus bon à rien.Paraitrait même qu'on est issu d'une génération ratée, qui pensait qu'à rêver.En tout cas aujourd'hui le rêve est bel et bien mort et enterrer.On vit dans la réalité. Notre petite réalité confortable et arrangeante.On se bande volontairement les yeux, puis la bouche. Au final le bandeau se resserre puis devient une corde. Et de colamaya on passe au jeu du pendu.On ne se donne plus le choix de rien. On croit même ne jamais l'avoir eut.Aujourd'hui on nous balance de la vie prémachée à travers nos barreaux.Aujourd'hui on est con est fier de l'être.On sait pas trop où va le monde mais on avance avec lui. Dans le même sens que tout le monde.Parfois on croit se rebeller, sortir du troupeau.Parfois on se rebelle vraiment, sans s'en rendre compte, seulement parce qu'on fait ce qu'on pense être bien.Parce que nos choix n'appartiennent qu'à nous. Parce qu'il est de notre devoir de faire prospérer la diversité. Parce que nous sommes tous clones mais avec une puce magnétique unique au monde. Et peu être aussi parce que l'adolescence est le seul vrai moment de lucidité dans notre vie. Car ensuite on grandit, et on s'encastre tant mal que bien dans cette secte qu'on appelle "société" et qui nous guide à l'aveuglette.Au final on s'embrouille, on se perd, se cherche et se retrouve.On croit alors être fixé pour le restant de notre vie.Quand un beau jour une gamine haute comme trois pommes nous balance: "dit maman, est ce que quand on est mort c'est pour toute la vie?".Et nous revoilà parti dans notre chute sans fin.On voudrait pouvoir toucher le fond, mais on y arrive pas.C'est à croire que la boucle est inbouclable!On pense avancer quand soudain les dès nous amène à la carte "chance" et celle ci nous indique inlassablement un "retour à la case départ".On y comprend alors plus rien.Du moins on se dit qu'il ne vaut mieux plus chercher à comprendre.Car dans ce monde sans fin, cet eternel recommencement il n'y a pas de raison, ni de logique.
Parfois on se demande même si on ne gagnerai pas à devenir fou?..
Comme une note de bonheur